| Comme
un échiquier comporte 64 cases, PJR propose 64 représentations
de vanités d’une vanité. Il compose, décompose,
réfléchis ... pose ... détourne, triture... pénètre,
caresse...recommence... il épuise son modèle par la manipulation
multiple et la multiplication de son image. Minutieux, voyeur et observateur PJR n’oublie rien; il analyse dans les moindres détails ses sujets pour en montrer tous les états, pour en capter l’insaisissable dans un souci permanent de co-présence au réel. Mais ceci n’est qu’une affaire d’apparence, d’une mise en figure du soi. En latin vanitas signifie état du vide: sensation atemporelle qui trouve un écho particulier en cette époque de surconsommation et de frénétique communication. A son tour accumulateur, il tente d'exister et d'habiter ce monde saturé d’images dans lequel il est. Il prend le temps de reproduire et de créer ses images pour traduire un regard lié à une seule préoccupation: la représentation du sujet. Plus précisément le caractère inéluctable de tout sujet. Voila une ambition personnelle et sérieuse pour une performance du dépassement de soi et d’une quête de l’absolu nécessité d’arrêter et de commémorer le temps. Ce qui m’amène à penser que l’art est la détermination de sa propre vanité ! Finalement, tout n’est que vanité ! Pour ce que nous sommes et ce que nous faisons de nous mêmes. Alors la vanité est le sel de la vie (dixit -Jules Renard - Journal / 7 juillet 1908). discours prononcé le 26 février 2009 par Marie-Agnès Charpin Plasticienne-Commissaire d'exposition |
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| Texte
de Marie-Agnès Charpin |
la spirale, espace d'exposition du Toboggan Décines | du
27 02 2009 au 26 03 2009 |
page 3/3 |
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