Un crâne, notre crâne, est une enveloppe, est une coquille, est une carapace.
Ce qu’il y a dedans importe à quelques-uns le temps d’une vie – nous laisserons cet os,
nous serons cet os vide. Vanitas

Nous tenons, par lui seul, du crabe. (Euh, par lui seul… : j’oublie les pattes. Pas la façon de se mouvoir, non : la possibilité qu’on a aussi, nous l’homme, si le besoin s’en fait sentir, de s’auto-mutiler.)

Je ne le vois pas en besace, ni en brosse, ni en pain de sucre, ni à la Thersite, ni en trèfle,
ni en tour. Je ne le vois pas natiforme, ni olympien, ni platybasique.
Je ne vois pas de craniorachischisis, ni de craniosynostose, ni de rebord d'Apert, ni de craniomalacie de Lasègue, ni de syndrome De Stewart-Greeg-Morel, ni d’endocraniose hyperostosique de Pende, ni d’hyperostose frontale interne de Morel, ni de craniopharyngiome de Cushing et Bailey ou tumeur de la poche de Rathke…
Je ne sais pas voir ça.

Qu’au fil de mes notes 8x8 me montre quelques-unes de ses faces ; que de l’une à l’autre apparaisse ou disparaisse de l’<information>, que telle ligne amorcée se continue ou perde, qu’une gouttière se comble, qu’une bosse s’obombre fosse, que le lac salé mute plateau limé par l’érosion, que le petit Maynopil’gyn simplifie ses méandres, qu’un vent souffle le complexe escarpement des cavités pneumiques sous l’écran d’un désert occipital…

   
                   
 
   
         
    Texte de Philippe Grand  

… autour de soixante-quatre fois
un soixante-quatrième
de tour

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  2005  
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