Revenons enfin sur le projet global. PJR m’a présenté ses arborescences comme une série, comme un système clos, qui ferait sens pour lui et d’autres. Mais il ne fait pas sens. Son système n’est fondé sur rien, le titre même de son pseudo-traité : De l’usage des nuages, est le Mont Blanc de la dérision, du non-système. Il se sert de la série (une manière de systématiser les représentations, de créer des liens) justement pour se débarrasser du système, pour se défaire de cette manière de penser. Car PJR sait que comme tout le monde qu’il a l’esprit systématique et que toute création est donc astreinte au système. Ce n’est qu’en acceptant de se noyer dans la tâche, en vivant la nécessité de la série qu’on peut sortir de soi quelque chose de neuf. La série est l’expression lente du temps de l’homme, son univers de cases. C’est dans ces cases qu’il se situe, sans elle il n’y a rien. PJR ne discute pas ces vérités et consent à l’effort. Il vit d’ailleurs cet art sériel comme une ascèse, une plongée en lui-même.    
                   
 
   
         
    Texte de François Beaune

  De l'usage des nuages-
36 exemples d'arborescence


  page 10/10   2004  
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