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Revenons enfin sur le projet global. PJR m’a présenté
ses arborescences comme une série, comme un système clos,
qui ferait sens pour lui et d’autres. Mais il ne fait pas sens. Son
système n’est fondé sur rien, le titre même de
son pseudo-traité : De l’usage des nuages, est le
Mont Blanc de la dérision, du non-système. Il se sert de la
série (une manière de systématiser les représentations,
de créer des liens) justement pour se débarrasser du système,
pour se défaire de cette manière de penser. Car PJR sait que
comme tout le monde qu’il a l’esprit systématique et
que toute création est donc astreinte au système. Ce n’est
qu’en acceptant de se noyer dans la tâche, en vivant la nécessité
de la série qu’on peut sortir de soi quelque chose de neuf.
La série est l’expression lente du temps de l’homme,
son univers de cases. C’est dans ces cases qu’il se situe, sans
elle il n’y a rien. PJR ne discute pas ces vérités et
consent à l’effort. Il vit d’ailleurs cet art sériel
comme une ascèse, une plongée en lui-même. |
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