les diapos de mon père, une inquiétante familiarité

Le miroir troublant des souvenirs partagés.
PJR peint avec la plus grande minutie ses souvenirs d’enfance. Des images banales qui
appartiennent à tous ou à personne. Une facture parfaite sans la moindre trace de sentiments de l’artiste.
L’inquiétante familiarité.
Les portraits lisses rappellent irresistiblement l’essai de Freud sur “l’inquiétante étrangeté”.
Le sentiment d’étrangeté nait à la fois de la familiarité et de l’incertitude. On ne sait pas si la scène représentée appartient à l’imaginaire de l’artiste ou s’il s’agit d’un souvenir personnel.
Un sentiment de déjà-vu mais pas tout à fait comme ça. Une impression bizarre.
La très lente application.
Contrevenant de façon singulière avec le rythme de l’époque, PJR consacre un temps énorme à la production de chaque tableau. Il lui a fallu trois ans pour achever son dernier opus. Chaque oeuvre est parfaitement exécutée. La virtuositée accomplie comme projet de vie.
Le temps est arrêté.

   
                   
 
   
         
    exposition   galerie Métropolis,
Lyon
  du 16 09 2003
au 25 10 2003
  MGV 09 2003  
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