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les
diapos de mon père, une inquiétante familiarité
Le
miroir troublant des souvenirs partagés.
PJR peint avec la plus grande minutie ses souvenirs d’enfance. Des
images banales qui
appartiennent à tous ou à personne. Une facture parfaite
sans la moindre trace de sentiments de l’artiste.
L’inquiétante familiarité.
Les portraits lisses rappellent irresistiblement l’essai de Freud
sur “l’inquiétante étrangeté”.
Le sentiment d’étrangeté nait à la fois de
la familiarité et de l’incertitude. On ne sait pas si la
scène représentée appartient à l’imaginaire
de l’artiste ou s’il s’agit d’un souvenir personnel.
Un sentiment de déjà-vu mais pas tout à fait comme
ça. Une impression bizarre.
La très lente application.
Contrevenant de façon singulière avec le rythme de l’époque,
PJR consacre un temps énorme à la production de chaque tableau.
Il lui a fallu trois ans pour achever son dernier opus. Chaque oeuvre
est parfaitement exécutée. La virtuositée accomplie
comme projet de vie.
Le temps est arrêté.
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